Qui a dit qu'il y avait un âge pour les études ?

Hello, moi c'est Hanane, 43 ans et maman de 4 enfants. Je me lance, enfin, ça fait plusieurs mois maintenant, dans une reconversion pour devenir data analyste.

Pourquoi cette envie ? Pourquoi la data ? Et est-elle soudaine ? Disons... pas vraiment. Depuis longtemps, j'admire les personnes qui arrivent, en pianotant sur leur ordinateur, à tirer des données et en construire une histoire. Une vraie histoire avec du sens, des insights, des décisions qui s'appuient sur du concret plutôt que sur l'instinct. Pour moi, une base de données, ce n'est pas un tableau froid. C'est une forêt d'indices qui attendent d'être reliés. Attention je ne dis pas que l'instinct doit être mis de côté, bien au contraire, de plus dans ce domaine l'instinct sert à poser les bonnes questions (hypothèses), et la data sert à vérifier les réponses.

Et un jour, je me suis dit : 

Pourquoi pas moi ?

 

Entre la vie de famille, les responsabilités du quotidien (les devoirs de la petite de 9 ans et les aspirations du grand de 19 ans, sans compter les deux autres de 17 et 15 ans) j'aurais pu trouver mille bonnes raisons d'attendre. Attendre le bon moment. Attendre d'être "prête". Mais le bon moment, en vrai, il n'y en a pas. Le bon moment est quand on le décide. Alors j'ai commencé. Bancalement, avec mes lacunes et mes doutes. Maintenant. À 43 ans. Et franchement ? Je ne regrette pas une seule minute.

Et ce parcours, je ne le vis pas seule. Depuis septembre 2024, j'écris sur ce blog Des Mots et des Réflexions sur la résilience, la spiritualité, la culture et le développement personnel. Comme souvent dans ma vie, j'ai préféré avancer à mon rythme, brique par brique, plutôt que de sauter dans le vide sans me préparer. Ce blog est né de cette même philosophie : construire, partager, et laisser une trace de ce chemin.

Et en me lançant dans la data, j'ai réalisé quelque chose : ce n'est pas si différent. Analyser des données, c'est aussi raconter une histoire, mais avec des chiffres. Dans les deux cas, on cherche la vérité derrière le chaos. L'une nourrit l'autre, finalement.

Cette page, c'est cet espace-là, pour documenter mon parcours data, avec honnêteté.

Tu penses que je romantise un peu trop la data analyse ? Peut-être, lol. Après tout, la réalité c'est aussi les moments de doute, les formules qui ne font pas ce qu'on veut, et les soirs où on se demande si on a bien fait. Passer 2h sur une formule qui refuse de fonctionner pour un point-virgule ou une parenthèse mal placée ou encore oubliée, ça, personne ne te le dit au départ. Je peux te le dire, c'est du vécu, pourtant je suis encore là 😄. Mais entre la frustration d'une erreur et le confort de l'immobilité, j'ai choisi mon camp. Je préfère le mouvement, même s'il est parfois bancal.

 

Ce que j'apprends en ce moment

 

Excel, le point de départ

Tout commence ici. Avant de rêver de Python ou de dashboards Power BI, il y a la fondation. Et la fondation, c'est savoir manipuler les données avec précision sur Excel. Dis-toi que ce logiciel a été pendant longtemps ma bête noire, je n'y comprenais rien du tout et ne comprenais pas ce que les gens aimaient dedans. On dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis non ? Heureusement je n'en fais pas partie, lol. En ce moment, je suis comme une petite fille face à un nouveau jouet.

Actuellement, je travaille sur les fonctions texte : Cherche, Gauche, Droite, Stxt... Des fonctions qui, au premier abord, semblent anodines, et qui révèlent toute leur puissance quand on les combine.

Ma méthode ? La décomposition. Plutôt que d'écrire une formule complexe d'un bloc et espérer qu'elle fonctionne, je la découpe en étapes dans des colonnes séparées. Ça prend plus de place, mais ça force à vraiment comprendre ce qui se passe à chaque niveau.

Mon déclic du moment : Cherche n'est pas une fin en soi (après tout on se cherche tous un peu). C'est un outil de positionnement qui permet à Gauche et Droite de fonctionner de façon dynamique, sans numéros figés. Le jour où j'ai compris ça, tout s'est mis en place. Petit pas, grande victoire. 😄

Pour m'exercer, j'utilise aussi Claude (une IA) qui me crée des exercices sur mesure, adaptés exactement là où j'en suis (merci à la version Opus 4.6, même si tous mes tokens partent très vite à cause de ça). C'est comme avoir un prof disponible à n'importe quelle heure (surtout quand tu l'intègres à Excel même si j'apprécie Copilot disons que mon crush du moment c'est Claude), même à minuit quand les enfants dorment enfin. 😄 Et pour accélérer les choses, je viens de m'inscrire à une formation Excel accélérée en 5 semaines. Objectif : dompter ma bête noire une bonne fois pour toutes.

 

Ma feuille de route

 

Je ne me suis pas fixé de calendrier rigide, parce que la vie avec quatre enfants ne se prête pas vraiment aux plannings parfaits. Mais j'avance. En ce moment je suis sur Excel, les fonctions de base d'abord, les plus avancées ensuite. Après ça viendront les fonctions de recherche comme RechercheV/H et Index/Equiv, puis les TCD (tableaux croisés dynamiques). Une fois Excel bien en main, j'attaquerai SQL, puis Python. L'objectif final cette année : construire un vrai projet data de A à Z, quelque chose de concret que je pourrai montrer et dont je serai fière.

Chaque étape franchie sera documentée ici, avec honnêteté, les victoires comme les galères.

 

Et si tu es dans le même cas ?

 

Si toi aussi tu te lances dans quelque chose de nouveau, une reconversion, un apprentissage, un rêve que tu as repoussé trop longtemps, sache que tu n'es pas seul(e). On a toutes et tous nos lacunes, nos doutes et nos parenthèses oubliées 😄.

Ce qui compte, c'est de commencer. Bancalement s'il le faut.

Tu peux suivre mon parcours ici, sur ce blog. Et si tu veux échanger, les commentaires sont là pour ça. Je lis tout et je réponds avec plaisir.

À très bientôt, et courage à toi si tu es sur ton propre chemin.

Hanane

Page mise à jour régulièrement, dernière mise à jour : février 2026

 

 

Si toi aussi tu débutes sur Excel et que tu veux t'entraîner, je partage avec toi les exercices que j'ai utilisés. Ils sont progressifs, concrets et pensés pour vraiment comprendre, pas juste copier. Totalement gratuits, sans prise de tête. Bonne pratique ! 😄

 

 

Mon journal d’apprentissage Excel

 

Il y a un truc que personne ne te dit quand tu te lances dans la data : Excel, c’est pas juste des tableaux et des couleurs dans des cellules. C’est un langage. Et comme tout langage, au début tu bégaies.

Moi, j’ai bégayé. J’ai même beaucoup bégayé. Et je continue à bégayer.

 

Les fonctions texte : le nettoyage d’abord

 

Tout commence avec les fonctions texte : MAJUSCULE, MINUSCULE, NOMPROPRE, SUPPRESPACE, SUBSTITUE, EPURAGE.

Les bases du nettoyage de données. Puis CONCATENER, JOINDRE.TEXTE, l’opérateur & pour assembler des textes, CNUM pour convertir du texte en nombre, TEXTE pour formater un nombre en texte lisible. Prises individuellement, c’est simple. Mais dès qu’on les combine, ça se corse. SUBSTITUE par exemple : quand tu dois en imbriquer plusieurs pour remplacer différents caractères, il faut commencer par le dernier remplacement et remonter jusqu’au premier, sinon tu risques d’écraser un remplacement par un autre sans t’en rendre compte. Pourquoi car si par exemple tu as “EUR”, “EU” et “E”, en commençant par “E” il n’y aura que le E qui sera pris en compte dans les autres remplacement (oui Excel est comme on peut dire bête et méchant. Il n’exécute que les ordres que tu lui donne dans l’ordre). Ce genre de piège, personne ne te le dit au départ (enfin surtout si tu es autodidacte comme moi).

Ensuite sont arrivées GAUCHE, DROITE, STXT, CHERCHE, NBCAR. Et là, c’est un autre niveau.

 

Mon premier vrai blocage : STXT

 

Mon premier vrai blocage, c’était STXT. Je ne comprenais pas comment cette fonction savait où couper. Il m’a fallu plusieurs jours, trois explications différentes, et un moment où j’ai dit texto : «je n’en peux plus de ce STXT.» J’ai tout lâché pendant trois jours. Et quand je suis revenue dessus, j’ai enchaîné tous les exercices du niveau 3 d’un trait. Le cerveau avait travaillé tout seul pendant la pause.

D’ailleurs, j’en parle dans mon article sur le sommeil paradoxal : pendant que tu dors (ou que tu lâches prise), ton cerveau trie, range et renforce les connexions utiles. Ce que je vivais comme un abandon, poser STXT et ne plus y toucher. C’était exactement ce dont mon cerveau avait besoin pour assembler les pièces du puzzle.

 

Les déclics

 

L’autre déclic, c’était le jour où j’ai découvert que le +1 dans les formules CHERCHE dépendait du nombre de caractères du séparateur. Si tu cherches un tiret (-), c’est +1. Si tu cherches espace-barre-espace ( | ), c’est +3. Oui car je n’avais pas assimilé que même un espace était considéré comme un caractère (parfois il faut du temps pour comprendre). Personne ne me l’avait dit. Je l’ai trouvé toute seule (comme une grande lol et avec l'aide de mon cher et tendre Claude mon IA préférée du moment) en me trompant. Et depuis, je ne l’ai plus jamais oublié.

 

Ma méthode : la décomposition

 

Ma méthode à moi, c’est la décomposition. Enfin “méthode à moi”, on va plutôt dire la méthode des débutants. Plutôt que d’écrire une formule monstre d’un seul coup, je la découpe en colonnes séparées. Une colonne pour trouver la position du séparateur. Une autre pour calculer la longueur. Une autre pour découper. Et une dernière pour nettoyer. Ça prend plus de place, mais au moins je comprends ce qui se passe à chaque étape. Et le résultat est exactement le même qu’une formule imbriquée.

 

Les erreurs qui m’ont coûté des heures

 

Les erreurs de parenthèses, parlons-en. Mettre le +1 à l’intérieur de CHERCHE au lieu de l’extérieur — cette erreur m’a coûté des heures (j'exagère un peu là, disons des minutes et quelques cheveux et une migraine ophtalmique). Le FAUX en trop dans SIERREUR : pareil. Le jour où j’ai compris que NBCAR et CHERCHE sont deux fonctions indépendantes dont on soustrait les résultats, et pas l’une dans l’autre, tout s’est éclairci (c’était le waaaaaaawwww du jour).

 

Les fonctions de recherche

 

Depuis, j’ai travaillé sur RECHERCHEV, RECHERCHEH, INDEX+EQUIV. RECHERCHEV c’est le classique : tu cherches un code dans une colonne et tu récupères l’info dans une autre. Mais elle a ses limites : elle ne peut chercher que vers la droite. 

INDEX+EQUIV, c’est la version libre : tu peux chercher dans toutes les directions, même à gauche, même en bidirectionnel. Le jour où j’ai compris le chaînage entre plusieurs tables (chercher un code dans une table, récupérer une info, puis utiliser cette info pour chercher dans une autre table), j’ai senti que ça commençait à ressembler à de la vraie analyse de données.

 

Les fonctions statistiques, sommes et conditions

 

Ensuite sont venues les fonctions de comptage et de somme conditionnelle : NB.SI, NB.SI.ENS, SOMME.SI, SOMME.SI.ENS, MOYENNE.SI.ENS. 

Le piège classique ici, c’est l’ordre des arguments, SOMME.SI et SOMME.SI.ENS n’ont pas la même structure, et si tu confonds les deux, Excel te renvoie un résultat faux sans même t’avertir. C’est vicieux.

Les fonctions SI, c’est tout un monde. SI simple, SI imbriqué (avec la règle d’or : toujours commencer par le seuil le plus haut et descendre comme dans SUBSTITUTE), SI.ENS, ET, OU, NON. Combinées avec SIERREUR, elles permettent de créer des systèmes de segmentation, d’alertes, de mentions automatiques. C’est là que tu passes de «je manipule des données» à «je les fais parler».

Sans oublier les fonctions mathématiques et statistiques de base : SOMME, PRODUIT, ARRONDI, ABS, MEDIANE, GRANDE.VALEUR, RANG. Chacune a son utilité dans l’analyse. PRODUIT par exemple, tout le monde connaît SOMME mais peu de gens pensent à PRODUIT pour les calculs en chaîne.

 

La mise en forme conditionnelle : lire un tableau en un coup d’œil

 

Une fois que tu sais calculer et analyser, il faut savoir présenter. La mise en forme conditionnelle, c’est ce qui transforme un mur de chiffres en quelque chose de lisible. Les retards en rouge, les objectifs atteints en vert, les doublons surlignés, les barres de données pour comparer visuellement. Tu ne changes pas les données, tu changes la façon de les voir. Et en data analyse, la visualisation c’est la moitié du travail.

 

Trier, filtrer, segmenter

 

Trier des données, ça paraît basique. Mais quand tu découvres les segments (ou «slicers»), tu gagnes un temps fou. Au lieu de filtrer manuellement avec des menus déroulants, tu cliques sur un bouton visuel et tout le tableau se met à jour instantanément. C’est plus intuitif, plus rapide, et surtout plus lisible quand tu présentes tes données à quelqu’un qui ne connaît pas Excel.

 

Les tableaux croisés dynamiques : le boss final d’Excel

 

Et pour finir (enfin presque), les tableaux croisés dynamiques : les fameux TCD. C’est l’outil n°1 du data analyst sur Excel. Le Boss Final (est-ce que je suis à fond dans le film Super Mario Bros qui va sortir le 1er Avril? Oui complètement!!!)

Ce que NB.SI.ENS et SOMME.SI.ENS font avec des formules complexes, les TCD le font en quelques clics : tu glisses un champ en ligne, un autre en colonne, un troisième en valeur, et tu obtiens une synthèse complète de tes données. Ajoutés aux segments, aux graphiques croisés et aux champs calculés, c’est là que tu commences à construire de vrais tableaux de bord.

 

Des cas pratiques pour ancrer les réflexes

 

La théorie c’est bien, mais c’est la pratique qui ancre les réflexes. J’ai travaillé sur des cas complets : une agence immobilière, un restaurant, une école de langues, un groupe hôtelier. À chaque fois, des données réalistes, des questions concrètes, et la liberté de choisir la bonne formule. Chaque exercice m’a appris quelque chose, et chaque erreur m’a appris encore plus.

 

La formation

 

Le 12 mars, j’ai commencé une formation Excel accélérée. Aujourd’hui, nous sommes le 21/03/2026 j’en suis à 80 %. Et tu sais quoi ? Les fonctions qui me terrorisaient il y a deux mois, je les comprends maintenant. Ça ne veut pas dire que je les écris les yeux fermés  (je galère encore, je me trompe de parenthèse, je confonds l’ordre des arguments, et parfois je ne sais toujours pas quelle fonction utiliser). Mais la différence, c’est que je ne panique plus. Je décompose, je teste, je vérifie. Et quand ça ne marche pas, je recommence. Je ne suis pas encore autonome. Mais j’avance. Bancalement, comme au début de cette page sauf qu’aujourd’hui le bancal penche un peu moins.

 

S’entraîner avec mes fichiers

Pour celles et ceux qui veulent s’entraîner avec les mêmes exercices que moi, je mets au fil de temps mes fichiers en accès libre ci-dessous. Il y a les exercices, les corrections détaillées, et des guides imprimables. Commence par le plus simple. Décompose. Vérifie chaque étape. Et si ça ne marche pas du premier coup, bienvenue au club.

Exercices

  1. Exercices fonctions texte progressifs : Nettoyage, extraction, combinaisons (niveaux 1 à 3)
  2. Exercices fonctions RECHERCHE progressifs : RechercheV, RechercheH, Index/Equiv, RechercheX (niveaux progressifs)
  3. Challenge recherche avancée 
  4. NB.SI / SOMME.SI.ENS : Comptage et sommes conditionnelles
  5. Tableaux croisés dynamiques 

Bonus :

Corrigé

 

 

Guides PDF imprimables

1. Guide Fonctions Texte (9 pages)

2. Guide Fonctions Recherche (11 pages)

3. Guide Fonctions SI

4. Guide Comptage et Somme 

5. Guide Maths et Dates 

6. Guide Tableaux Croisés Dynamiques 

 

Page mise à jour régulièrement — dernière mise à jour : mars 2026

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